Nature
La Patte d’Oie,
de la décharge au parc

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Face aux rejets croissants des déchets issus de l’activité industrielle parisienne (présente sur le territoire gonessien), une « décharge brute »* est créée à la Patte d’Oie. Elle est installée en périphérie de la ville sur une zone agricole, à proximité de cours d’eau et de nappes souterraines (jusqu’en 1964, des bassins d’eau y accueillaient la culture du cresson et de légumes).
Cette décharge sert « officiellement » aux dépôts des ordures ménagères**. Les millions de composés chimiques, organiques et minéraux contenus dans cette décharge constituent de véritables agents polluants pour l’environnement, ainsi que des risques sanitaires pour les populations environnantes : ils sont porteurs de germes (sources de maladies), libèrent des odeurs nauséabondes, peuvent provoquer des incendies, rejettent des gaz polluants, engendrent la venue d’animaux invasifs et la pollution des eaux (de surface et souterraines) et des sols.
L’expansion de Gonesse dans les années 1970, comprend un projet d’aménagement à la Patte d’Oie. Ce dernier ne voit jamais le jour, le terrain étant hautement pollué par ces différentes espèces de dépôts (émanations de matières chimiques comme le benzène). Un assainissement de fond est nécessaire pour créer, dès 1995, le parc naturel actuellement situé à l’est de la commune. Celui-ci, d’une surface de 120 hectares, ouvre ses portes au public en 2017.
À la fin de l’année 2025, le parc de la Patte d’Oie prendra le nom d’Antoinette et Gérard Grégoire.
*Une « décharge brute » est « une décharge non autorisée ou dont l’administration est caduque, une décharge qui a fait l’objet d’apports de déchets, administrée sans autorisation préfectorale au titre de la législation sur les installations classées » - Sandrine JACINTO (2005).
**En 1949, la définition d’ordures ménagères diffère de celle que nous connaissons actuellement : détritus de toute nature, déchets des entreprises ou établissements industriels et commerciaux, déchets verts (végétaux et sédimentaires), « produits du nettoiement et détritus des halles, foires marchés, fêtes publiques, résidus des écoles, casernes, hôpitaux, hospices, prisons et tous bâtiments publics et enfin, tous les objets abandonnés sur la voie publique ainsi que les cadavres de petits animaux » - Sandrine JACINTO

La décharge en activité à la fin des années 1970
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Les premières réhabilitations de l’ancienne décharge comme espace naturel dans les années 1990.
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