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Habitat     

Le grand ensemble de la Fauconnière : Un projet immobilier imposé

Au début des années 1960, la France doit faire face au manque de logements en plus de devoir accueillir en urgence les rapatriés des anciennes colonies.

 

Le 18 novembre 1960, la Caisse des Dépôts et des Consignations obtient le permis de construire d’un ensemble de 2 200 logements à Gonesse, au lieu-dit " Les Carreaux ", à la limite de Villiers-le-Bel. Néanmoins le projet est mal accueilli par les élus locaux et la population : " Le grand ensemble est mal situé géographiquement ; il est trop grand et sa population, évaluée à 8 ou 9 000 habitants sera supérieure à celle de toute la commune, y compris les Marronniers et la Garenne […] ; l’accès à la gare va devenir difficile et les habitants de la Garenne, qui étaient bien tranquilles dans leurs pavillons entourés de jardins, se sentent écrasés entre les hauts murs des grands immeubles urbains " - (Daisy Guglielmetti, Gonesse au XXe siècle, 2000).

 

Malgré l’opposition du conseil municipal et l’intervention de M. Mazurier, conseiller municipal et député, la décision est votée.

 

La conception d’un grand ensemble tel que La Fauconnière devait correspondre à la Charte d’Athènes : habiter, travailler, se divertir et circuler. Pour ce faire, la SCIC (Société centrale   immobilière de la Caisse des dépôts et consignations) ouvre un concours d’architecture en 1958 : celui concernant le plan général de l’ensemble est remporté par l’équipe Cazaneuve,   Peray et Bartholin, tandis que celui concernant les plans-type de logement est remporté par Olivier Caplain et l’entreprise Astaldi. En plus des logements, La Fauconnière doit comprendre des espaces verts et des structures collectives à vocations scolaire, sociale et administrative. La géométrie du terrain triangulaire disponible est reprise par les architectes pour la construction du grand ensemble et la configuration des bâtiments. Les travaux de construction sont entrepris tout au long des années 1960. Le quartier prend le nom de " la Fauconnière ", un lieu-dit voisin de celui des « Carreaux », alors associé au grand ensemble de Villiers-le-Bel.

Le chemin du côté du Pont d’Ecouen (av Kerdavid) : 

des futurs habitants regardent la construction.

© Archives municipales de Gonesse

 © Archives municipales de Gonesse

Construction et organisation spatiale du grand ensemble

© Archives municipales de Gonesse

La vie quotidienne : Structures et espaces sociaux

© Archives municipales de Gonesse

Des logements neufs

© Archives municipales de Gonesse

Le grand ensemble de la Fauconnière : évolution permanente d'un quartier

Réhabilitations

 

Le grand ensemble de La Fauconnière constitue un territoire privé avec des édifices publics. Il est géré par les bailleurs et ne dépend pas des prérogatives municipales dans de nombreux domaines. Les logements doivent s’adapter à l’amélioration des conditions de vie des habitants : conforts sonores, thermiques et d’espace ; mais aussi évolution des appareils électroménagers ou sanitaires. Dans les années 1980, les logements sont dotés de nouvelles façades à double vitrage pour les appartements et font l’objet d’une réorganisation intérieure des logements pour augmenter le confort et agrandir les surfaces habitables.

À l’occasion des 60 ans du quartier "Le Parisien" publie le témoignage d’une habitante sur l’évolution du quartier

© Le Parisien, 29 septembre 2012

Éric Le Braz, dans son livre paru en 2010, raconte lui  aussi son expérience du  quartier

De 2004 à 2007, les différents bailleurs effectuent des travaux d’étanchéité et de réfection des façades.

Par arrêté préfectoral en 2009, la copropriété de la Garenne (seule barre non locative) fait l’objet d’un projet d’intervention publique. Elle présente des signes de fragilité qui ont alerté les services municipaux et le conseil syndical. La nécessité de mettre en place un plan de sauvegarde pour la copropriété a été affirmée par différents diagnostics et études. Les solutions envisagées comprennent l’assainissement et l’amélioration du fonctionnement et de la gestion de la copropriété, avec l’accompagnement social des ménages et la réalisation des travaux nécessaires à la réhabilitation de la copropriété. Par exemple, la réfection des terrasses en 2009, celle des menuiseries et de l’isolation en 2011, la requalification des parties communes en 2013. De 2011 à 2013, une deuxième phase d’amélioration de l’habitat permet d’améliorer le confort des logements locatifs, entre autres par un meilleur chauffage. Les barres (bâtiments horizontaux) profitent les premières de ces améliorations, puis viennent les tours (bâtiments de 12 étages) en 2015.

Prospectus municipal informant les habitants des changements en 1997

Des logements neufs 

 

La résidence sociale Simone Weil située avenue Léon Blum a accueilli ses premiers résidents le 1er juin 2016. Cette résidence gérée par l’ADEF (Association pour le développement des foyers) comporte 160 logements identiques de 18m² chacun, meublés. La sélection des locataires se fait sur proposition des partenaires de l’ADEF, l’État, le 1% de la municipalité… Les loyers restent modérés. La résidence n’accueille que des personnes seules bénéficiant des minima sociaux, la cible prioritaire sont les jeunes actifs, les étudiants et les personnes en mobilité professionnelle. Les locataires bénéficient d’un studio équipé, d’une salle de bain/toilettes privative et aussi d’un changement de draps, d’une laverie payante. Ils ont accès au parking et au local à vélo, mais surtout à une équipe dédiée.

La Résidence Simone Weil

© Adef habitat

© 2026 par Anaïs Lainé--Lebreton (Archives et Patrimoine de Gonesse) Créé avec Wix.com

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