Habitat
Mutations du centre-ville
Le centre-ville ancien a connu de nombreux changements entre 1945 et aujourd’hui : constructions de logements, destructions de lieux vétustes, réhabilitations, modernisations… particulièrement dans les années 1980-1990.
La Madeleine, le Vignois :
La cité d’urgence : suite à l’hiver 1954 et l’appel de l’abbé Pierre, des logements " provisoires", économiques, mais avec toutes les commodités sont construits un peu partout. À Gonesse, c’est au carrefour de la Madeleine que sont édifiés 22 logements par la SA HLM. Détruite en janvier 1974 pour des questions d’insalubrité, la cité d’urgence sera remplacée par un parc pour enfants.

Plans et élévation des logements réalisés à Gonesse en 1957

La cité d’urgence en 1970
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La destruction en 1974
La Madeleine : La Madeleine I, dont le permis de construire est accordé le 16 août 1956 et la Madeleine II, dont le permis date du 21 janvier 1958, comprend d’une part quatre immeubles, dont un côté longe l’avenue Robert Schumann et l’autre l’avenue Molière et des pavillons mitoyens avec jardin, simples et confortables, pour un total de 400 logements.


Un habitant est en pleins travaux dans le lotissement , milieu des années 1970.
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Les maisons et le centre commercial
Le Vignois : Le moulin d’Étif est détruit en 1979, 6 lotissements comprenant 142 maisons et immeubles, soit 128 appartements sont bâtis.
Orgemont :
Le domaine d’Orgemont, composé de plusieurs bâtiments et d’un grand parc boisé, est totalement réaménagé en 1971. Seuls la maison de maître (XIXe siècle) et le pigeonnier beaucoup plus ancien seront conservés. La maison de maître accueille le centre culturel Pierre Poiret, jusque dans les années 2000. Elle a été détruite, car considérée comme dangereuse. Le pigeonnier est racheté par la ville dans les années 1990.
Treize immeubles rectangulaires, soit 345 logements, sont bâtis dans la pente naturelle du lieu. Ils sont lotis par la société HLM PTT. Ils ont bénéficié dans les années 2000 d’une réhabilitation et d’une résidentialisation.


Les autres changements d’envergure en ville :
Les Tulipes : cinq lotissements sont réalisés entre 1976 et 1980 par la société SERIMMO, répartis en 198 maisons individuelles et 238 appartements ; puis la résidence La Licorne est bâtie par la Société HLM La Demeure Familiale, avec 22 appartements et des commerces dans les années 1980. (Elle rejoint le quartier des Marronniers).
Le clos du Temple : En 1959, la décision est prise de construire 98 pavillons rue Claret.
Le clos Saint Paul : De 1984 à 1986, la SCI Les Hauts de Gonesse construit 35 maisons de ville avec jardinet en face de la crèche.
Les rues du centre-ancien :
Les immeubles occupent la plus grande part de l’urbanisation du centre ancien. Le cœur de ville est transfiguré. Le modernisme a remplacé la vétusté parfois au prix de la disparition de constructions anciennes d’intérêt patrimonial.
La rue Bernard Février (ancienne rue Pierre de Theilley) : à la place de maison, la construction d’une crèche hospitalière et à celle du commerce de vins, un espace vert avec un escalier permettant aux habitants des constructions du Clos-Saint-Paul de rejoindre la rue Claret sans faire le tour en tant que piétons. En 2024, le quartier continue à se transformer. Les maisons vétustes ont été rasées et d’autres constructions de logements sont prévues.

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La rue de Paris (impairs) : La rue de Paris a connu des transformations dans les années 2000 et depuis 2009 ; aujourd’hui un passage piéton permet de la relier à la place du 8 mai 1945. Ici, une photographie de la rue dans les années 1990 et une de l’entrée du passage des Huiliers en 2022.


La rue de Paris (pairs) : Du côté des numéros pairs, les anciens immeubles ont été eux aussi détruits pour construire de nouveaux immeubles au début des années 1990. Ici, la rue de Paris à l’angle de la rue Saint Nicolas, avant destruction et en 2024.

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La rue Jean Monnet : Les anciens bâtiments de la ferme Saint-Christophe nommée aussi Monmirel (nom de son dernier propriétaire), ont été démolis en 1988 pour construire 108 logements et 140 places de stationnement, dont une centaine en sous-sol. C’est la société HLM de la préfecture de police de Paris qui en a été l’acquéreur. Seule la maison de maître de cette ferme a été sauvegardée, pour devenir aujourd’hui la Maison des Arts (acquise en 2011, travaux 2018-2019).


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La rue du Châtel : La rue du Châtel a subi, elle aussi, des destructions et des constructions des bâtiments annexes de la ferme Saint-Christophe. Les derniers aménagements ont été la démolition de bâtiments du milieu du XXe siècle, pour laisser place au parking de la Maison des Arts installée dans l’ancienne maison de maître après sa réhabilitation.

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La rue Saint Nicolas : La rue Saint Nicolas, a elle aussi, subi des transformations. Les anciennes maisons et le mur de la fabrique Saint-Christophe ont laissé place à des immeubles contemporains, sauf sur le début de la rue côté droit. Ici la même vue à l’entrée de la rue, par la rue de Paris, avant destruction et en 2024.

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