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Actualités

Bonne année 2026 ! 

L'équipe du service des Archives et du Patrimoine vous souhaite tout le meilleur pour cette nouvelle année !  

CONFÉRENCES MICROFOLIE

"L'héraldique, tout ce que vous devez savoir sur les armoiries"

Samedi 17 janvier 2026 (14h)

Maison des habitants Louis Aragon (Gonesse)

Gratuit - sans inscription 

 

Conçus à l'origine (sans doute à partir du XIIe siècle), pour identifier les combattants pendant la bataille, les motifs portés sur les écus sont rapidement devenus les emblèmes d'individus ou de familles ; ils prennent le nom d'armoiries ou armes. Aujourd'hui encore, des communes, des régions et des particuliers créent leurs blasons, comme ce fut le cas pour Gonesse.

DERNIÈRES ACTIONS DU SERVICE 

Évènement "BAM ! - Festival de Pop Culture 2025"

 

Notre équipe s'est rendue à la médiathèque George Sand (La Fauconnière) puis à la médiathèque de Coulanges (centre ville) dans le cadre du festival de Pop Culture "BAM!" pour y animer un atelier de dessin Manga. Petits et grands se sont prêtés au jeu et ont pu mettre en scène leurs créations sur fond de cartes postales ou de photographies anciennes de la ville. Un grand merci pour leur participation ! 

Atelier "Dessin Manga" dans les médiathèques George Sand et de Coulanges ; Clichés : Anaïs Lainé--Lebreton (2025)

Quelques créations Manga

Au détour d'un coin de rue...

...Chantiers de la ville 

RESTAURATION DE L'ÉGLISE SAINT-PIERRE SAINT-PAUL 

Les travaux ont commencé en février 2022. Ils concernent le clos et couvert du chevet, des interventions multiples dans le chœur, le déambulatoire, le triforium et la réfection du clocher, mais aussi le nettoyage extérieur de la façade occidentale, la restauration des salles adossées aux tourelles de cette même façade. Fin 2024 et début 2025, les équipes sont sur le bas-côté sud, les vitraux du triforium et une partie de ceux des bas-côtés.​​ La fin du chantier est prévue pour la mi-2026. 

Les artisans : De nombreux corps de métier se croisent  se coordonnent et coopèrent sur ce chantier : des maçons, des tailleurs de pierre, des couvreurs, des charpentiers, des menuisiers, des vitraillistes, des peintres, des sculpteurs, des électriciens (et un architecte pour coordonner le tout). 

Vue sur la façade nord de l'église : le clocher est à nouveau dégagé des échafaudages (2025) ; Clichés : Anaïs Lainé--Lebreton (2025)

Les travaux ont été pluriels : nettoyages, restaurations des sculptures, remplacement des pierres trop endommagées, consolidations des traces de peintures, réfection des toitures du chevet et du haut chœur.


Les éléments de décorations sont nombreux et certains ont même été recréés selon les modèles existants. Les contreforts ont nécessités des reprises en particulier en partie basse. L’encrassement des pierres par la poussière, le temps et la pollution ont nécessité par endroit plusieurs méthodes de nettoyage successives. Les baies du clocher étaient très endommagées sur les faces ouest et est, ainsi que  dans une moindre mesure sud. La rambarde du bas de sa toiture elle aussi. L’ensemble a dû être retaillé, de nombreuses pierres neuves ont remplacées les anciennes afin de sécuriser la structure même.

Les toitures ont été végétalisées par des couches de mousses. L’humidité avait donc franchi la charpente du chevet. Les lattis du haut chœur ont eux aussi dû être changés. Les types de tuiles et leurs coloris ont été savamment choisis et répartis pour obtenir une vision homogène d’en bas. Les gouttières horizontales ont été  installées en cuivre et les verticales en pvc mais avec un motif et une teinte respectant la couleur de la pierre.

FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES 

 

Clos Saint-Paul : La cave d'une ancienne commanderie templière 

Entre les mois de juin et d'octobre 2025, l'association des JPGF (Jeunesses Préhistorique et Géographique de France) a effectué une fouille archéologique au Clos Saint-Paul. 

 

Le lotissement du lieu a déjà été fouillé en 1985, au 56-61 rue Albert Drouhot, par la même association. Les recherches ont révélé une cave médiévale de plan cruciforme tréflé (en forme de croix et de trèfle) et accessible par un escalier. Elle se compose d'une nef et de trois salles, toutes voûtées sur une croisée d'ogives (croisement d’arcs dits « brisés », typiques de l’architecture gothique). l’entièreté des parois de cette cave sont enduites de plâtre. Les datations par les céramiques révèlent que cette cave aurait été construite vers 1300 et désertée dans le dernier tiers du XVIe siècle.

 

​Les archives révèlent qu'en 1284, les Templiers de Paris bénéficient d'un petit domaine situé à l' Enclos du Temple, à Gonesse via un don fait par la veuve Pétronelle du Change. La maison est située dans l’ancienne rue des Forges. ​​

​Les nouvelles fouilles archéologiques avaient pour objectif la recherche et le déblaiement des anciennes salles voûtées. Néanmoins l'une des voûtes s'étant effondrée (bien avant le début des dernières opérations), les investigations n'ont pas pu être poursuivies, par mesure de sécurité. Les espaces fouillés ont donc été remblayés. 

Fouilles archéologiques au Clos Saint-Paul et découverte de l'une des voûtes, effondrée (photo de droite, au centre) ;

Clichés : Anaïs Lainé--Lebreton (2025)

11-16 rue Bernard Février : L'ancien cimetière paroissial de l'église

Entre les mois de septembre et octobre 2025, une équipe de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) s'est rendue à Gonesse pour réaliser un diagnostique archéologique sur le terrain situé entre le 11 et le 16 de la rue Bernard Février. Les premières recherches ont pu mettre au jour des sépultures de l'ancien cimetière paroissial (à proximité directe de l'église Saint-Pierre Saint-Paul), une ancienne cave médiévale et du mobilier de tout type et de toute époque ; en particulier céramique : restes d'un pot de chambre, d'une lampe à huile, de céramiques fines, etc. Ces découvertes, très prometteuses, pourront potentiellement ouvrir à un chantier de fouilles archéologiques programmées dans quelques mois. 

Cave médiévale (à gauche) et restes d'une ancienne sépulture (à droite) : la partie blanche définit un contenant (sarcophage ?) vu en coupe tandis qu'un os (tête de fémur ?) reste coincé dans la coupe stratigraphique ;

Clichés : Anaïs Lainé--Lebreton (2025)

IMPORTANT : RAPPELS JURIDIQUES 

" Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation " - Loi n° 41-4011 du 27 septembre 1941 relative à la réglementation des fouilles archéologiques ; Article I (en savoir plus). 

 

" Les dispositions de l'article 552 du code civil relatives aux droits du propriétaire du sol ne sont pas applicables aux biens archéologiques immobiliers mis au jour à la suite d'opérations archéologiques ou de découvertes fortuites réalisées sur des terrains dont la propriété a été acquise après la publication de la loi n° 2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l'archéologie préventive. Ces biens archéologiques immobiliers appartiennent à l'Etat dès leur mise au jour à la suite d'opérations archéologiques ou en cas de découverte fortuite " - Code du Patrimoine, article L541-1 (en savoir plus). 

" Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche "  - Code du Patrimoine, article L542-1 (en savoir plus). 

Pour toute infraction à la loi, des poursuites judiciaires et des sanctions pénales seront encourues. 

© 2025 par Anaïs Lainé--Lebreton

(Archives et Patrimoine de Gonesse) 

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